matatán
mah-tah-TAHNnomFamilier
Un terme d’argot espagnol dominicain. Voir tout l’argot dominicain.
Ce que ça veut dire
Le patron, le numéro un ; celui que personne dans la pièce ne surpasse dans ce qu'il fait. S'applique aussi bien à un musicien, à un mécanicien qu'à un caïd de quartier.
En apostrophe, c'est de la flatterie, et presque toujours une flatterie suivie d'une demande : « dime, matatán ».
Exemples avec traduction
El matatán del barrio e' él, to' el mundo lo respeta.
Le patron du quartier, c'est lui, tout le monde le respecte.
Dime, matatán, ¿tú me puede' hacer un favor?
Dis-moi, chef, tu peux me rendre un service ?
Note : Le vocatif flatteur, presque toujours en préambule avant de demander quelque chose.
D’où ça vient
Origine incertaine. On le rapproche souvent de matar, « tuer », mais la finale -atán reste inexpliquée et aucune dérivation n'a été établie. Courant dans l'argot de rue dominicain bien avant que des artistes de dembow et de reggaeton n'en fassent un nom de scène, ce qui l'a exporté hors de l'île.